Aude (11)

Laura a assisté au tournage de Fort Boyard

Réalisation du rêve :
du 02 juin 2017 au 04 juin 2017

Vendredi 2 juin, tard dans la nuit, arrivent à l’hôtel Ibis Styles la Rochelle, Ysaline 8 ans et sa maman qui viennent du Doubs, puis plus tard, Laura 15 ans et sa maman, de l’Aude.

Nous nous retrouvons samedi pour le petit déjeuner et décidons de nous rendre à Fouras au Port de la Fumée pour déjeuner et être ainsi sur place pour l’embarquement prévu à 14H à bord du Sea-Surfer avec lequel nous nous rendrons à Fort Boyard.

Nous nous dirigeons vers l’embarquement et sommes accueillies par le personnel encadrant, aux petits soins.
La mer est agitée, nous ne voyons pas grand-chose durant les 15 minutes de navigation car il y a beaucoup d’embruns. C’est simplement à l’arrivée que nous découvrons le magnifique Fort Boyard. L’excitation est à son comble et les enfants entonnent la musique du générique de Fort Boyard.
Les jeunes filles reçoivent les instructions très précises afin que le débarquement au Fort, via une plateforme surélevée, se fasse dans de bonnes conditions.

Le transfert est fait à l’aide d’une nacelle souple reliée à une grue. Par groupe nous montons sur la couronne inférieure, certains à l’intérieur du filet, les autres à l’extérieur après s’être accrochés au filet à l’aide d’un mousqueton relié au gilet de sauvetage. La grue soulève la nacelle qui se balance aux grés du vent au-dessus de l’eau, certains rient, beaucoup n’en mènent pas large, mais tout le monde retrouve le sourire une fois débarqué !
Nous empruntons une passerelle rigide qui nous conduit à la porte d’entrée du Fort.

A l’arrivée nous sommes accueillis par le médecin urgentiste qui restera avec nous durant toute la visite. Puis, comble de bonheur, Passe Muraille est là, tout sourire et bonne humeur affichée, les enfants posent avec lui tour à tour pendant que les parents et les bénévoles les mitraillent avec leurs appareils de photos.
Puis accompagnés de l’équipe nous grimpons sur les étages supérieurs et les enfants posent devant la Vigie. Ensuite nous redescendons et visitons toutes les cellules. Les enfants repèrent immédiatement les nouvelles. Un petit tour dans l’antre du Père Fouras où a lieu un tournage, ce dernier s’adresse à Ysaline toute impressionnée et intimidée. Puis il faut choisir un capitaine et les plus téméraires le suivent et entrent en fanfaronnant dans une cellule, Il faut bien de faire attention car il y fait très noir et les embûches les attendent… Des hurlements de terreur et les voilà tous, telle une nuée de moineaux, ressortant en poussant des cris ! Ils avaient oublié l’imprévisible Passe Muraille qui les attendait à l’intérieur !!!
Nous redescendons, un goûter magnifique nous attend pour nous remettre de ces émotions fortes et … suprême cadeau les enfants découvrent des Boyards cachés, et chose incroyable, il y en a un pour chacun d’eux !
Puis il est temps de repartir par la voie des airs, suspendus par un fil à la grue, le vent est plus fort, la mer a forci…
Le retour est calme, chacun dans ses rêves, certains en proie aux mal de mer (plutôt les mamans).
Nous quittons toute l’équipe qui s’est tellement bien occupée de nous, les rêveuses ont rendez-vous pour un retour à Fort Boyard lorsqu’elles auront 18 ans, l’âge de participer aux épreuves.
Le Fort Boyard est ouvert une seule fois par an pour les enfants gravement malades, aussi c’est conscients de ce privilège que nous nous sommes engagés à ne rien divulguer : NOUS SAVONS TOUT, MAIS NOUS VOUS DIRONS RIEN !

En chemin nous trouvons une machine qui écrase et grave l’effigie du Fort sur une pièce de 5 centimes que les filles gardent précieusement avec leur Boyard, puis nous filons au Fort Bovan dans la boutique de souvenirs dans laquelle Ysaline et Laura trouvent des merveilles à rapporter à leur famille.
De retour à la Rochelle, c’est dans un restaurant sur le port que nous terminons cette journée magique, chargée d’émotions fortes, puis Ysaline et Laura bien fatiguées vont se coucher avec encore plein d’étoiles dans les yeux et de beaux rêves en perspectives.
Dimanche matin, après un bon petit déjeuner, nous nous quittons avec beaucoup d’émotion, chacune ayant une longue route à faire.

Marie, bénévole accompagnatrice